PS (oui, moi je mets le post-scriptum au début!) : Cette méthode est accessible à tous niveaux à partir du moment où vous avez vu avec vos apprenants comment former une question.

Et maintenant, le reste ;) :

Vous avez trouvé un super article top trop cool sur le net, le document parfait pour votre cours…Mais voilà, maintenant faut faire des questions de compréhension et le cours commence…ARG dans 30 minutes ! Ou bien vous avez juste la grosse flemme parce que là vous venez de vous taper une séance « découpage » des ressources des Zexperts et vous prendriez bien un p’tit café plutôt. (Toute situation semblable à la réalité n’est qu’ici purement fictionnelle)

 

NO SOUCI : faites-les faire par vos apprenants ! (Ceci n’est pas une blague)

On revient sur la méthode détaillée ci-dessous :

1) Après avoir (bien) choisi votre texte, faîtes-le lire aux étudiants. Jusqu’ici, classique.

2) Vérifiez la compréhension globale soit après chaque paragraphe/partie ; soit à la fin du texte. Moi, je préfère faire après chaque partie parce que ça permet de raccrocher ceux qui ne suivent pas (dont moi-même)

3) Dites aux apprenants qu’ils vont maintenant, par groupes de deux (idéalement), préparer entre 1 et 3 questions (à vous de choisir, selon le temps dont vous disposez) pour vérifier la compréhension des autres sur ce texte. Certains vont se faire un plaisir de chercher la question la plus tordue pour piéger les autres ! C’est ici qu’il faut être un peu vigilant : pour éviter que ça prenne trop de temps, donnez une limite (5 à 10mn généralement, c’est bien). Ensuite, pour éviter que des questions se recoupent, vous pouvez donner un thème ou bien une partie du texte à chaque groupe. Note : je ne le fais pas toujours, ça peut fonctionner sans selon le texte.  Enfin, on peut aussi donner la contrainte d’un type de questions (ouvertes) (fermées) (réponse en oui/non) (réponses “le texte ne dit pas” possibles) pour varier les plaisirs…

4) Mise en commun : chaque groupe soumet sa question au reste de la classe. On précise la question ou reformule si besoin. On laisse les apprenants chercher dans le texte. Le groupe qui a soumis la question est le « maître-correcteur » : ils doivent approuver la réponse des autres (et nous on observe :D).

 

Note à benêts : il est tout de même intéressant de préparer soi-même une liste de questions possibles pour ce texte afin de ne pas être surpris et de réorienter la compréhension au cas où les apprenants auraient choisi des questions vraiment trop fantaisistes ou trop simples…