L’an dernier, j’ai commencé à faire du compost en bas de chez moi. C’est à dire en centre ville, au pied d’un immeuble de 90 appartements. Et vous savez quoi, je kiffe. Avec ce compost, on a fait pousser des carottes sur notre balcon, et les enfants adorent. Les voisins sont plus difficiles à mobiliser, mais ça vient. Bref, tout ça pour dire que la thématique écologique devient de plus en plus présente dans ma vie, d’où la petite activité que voici. On y va !

Vu qu’à ce jour, il y a déjà 6 autres ressources FLE qui parlent d’écologie sur ce site, je vous encourage à inclure cette activité dans une séquence. A vous de réfléchir, de sélectionner ce qui conviendra le mieux à vos apprenants. Vous pouvez aussi utiliser cette activité comme un rappel : faites quelques cours sur ce thème et revenez-y deux mois après avec cette petite activité : c’est l’occasion de ré-activer du vocabulaire.

La vidéo

La vidéo est assez longue, plus de 6 minutes. Le niveau est plutôt B1-B2 si vous voulez travailler en compréhension détaillée, mais on peut déjà faire des choses avec un bon niveau A2 : les images sont assez parlantes.

Compréhension orale : globale ou détaillée ?

Compréhension globale ou détaillée ? Voilà une question fondamentale quand vous souhaitez travailler avec un document authentique. Si vous voulez réfléchir là-dessus, un très bon exemple peut être de comparer la fiche de compréhension (section 1, page 1) proposée dans cet article, et celle que je vous propose plus bas.

Comme vous le voyez, on demande beaucoup plus d’infos dans la fiche préparée par Ewa, et beaucoup moins dans la mienne. Ou pour être plus précis, je demande à la fois plus, et moins d’informations. En effet, le fait de ne poser que quelques questions très ouvertes peut amener des réponses très détaillées, comme des réponses très simples.

Ni mieux, ni moins bien : juste différent

Les questions précises :

  • incitent l’apprenant à se concentrer pour comprendre précisément des éléments du discours,
  • orientent plus l’apprenant, et l’aident en lui fournissant des éléments d’informations sur le document,
  • permettent à certains apprenants en difficulté d’avoir “bon” à quelques questions.

Les questions plus ouvertes :

  • incitent l’apprenant à comprendre globalement le document,
  • laissent l’apprenant plus “seul” face au document, il est moins guidé,
  • réduisent le risque d’avoir “faux” : on a plutôt des réponses plus ou moins complètes,
  • permettent de travailler avec un document à des niveaux plus faibles (avec un questionnaire détaillé, je ne travaillerais pas sur cette vidéo avec des A2. Avec des questions larges et ouvertes, si.)

L’un n’est pas mieux que l’autre. J’ai personnellement un faible pour les questions très ouvertes, mais je suis conscient que c’est lié à ma manière d’aborder le monde qui m’entoure : le global compte plus que les détails. Du coup, j’essaie d’alterner différents types de compréhension orale, afin de développer différentes compétences chez mes apprenants.

Compréhension et débat

Sur ces petites réflexions théoriques, voici la fiche, très simple, que je propose. La première partie est purement “compréhension orale”. La seconde est plutôt une base de réflexion personnelle, qui amènera un partage en forum ou un débat, selon la manière dont vous présenterez les choses.

  • Attention, dans la question 4, partie 1, on demande ce qui est dans la vidéo. Par contre, dans le tableau, on demande l’avis personnel des apprenants. Par exemple, le fait que les vêtements ne coûtent pas cher est un avantage dans la vidéo, mais la démarche d’acheter des vêtements d’occasion peut être pour certain un immense inconvénient.
  • Pour le tableau, je vous conseille de laisser le temps de la réflexion à vos apprenants, puis de mettre en commun en écrivant leurs réponses au tableau. A chaque fois que vous écrivez une chose, vous pouvez demander aux apprenants s’ils ont fait la même proposition, s’ils sont d’accord ou s’ils ont une approche différente. Par exemple, si une personne dit “je pourrais composter mes déchets”, une autre pourra dire qu’elle “ne le ferait pas, car elle ne mange jamais chez elle, mais que par contre, elle pourrait…” Vous pouvez d’ailleurs essayer de classer les éléments par ordre d’importance : où mettre la priorité ?

Telecharger (PDF, 72KB)

Et voilà, c’est simple, mais ça peut aller loin. Comme d’habitude, vos commentaires et remarques sont les bienvenus. A bientôt !


Benoit Villette

Je suis formateur FLE (Master FLE et PGCE) depuis plus de 10 ans. J’aime l’approche actionelle, l’humour en cours et la nouveauté.

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